Après l'examen de Félix, Dr Renaud m'a fait asseoir.
"Sylvie, vous n'avez pas échoué. Le système a échoué."
Elle a sorti un graphique sur son ordinateur.
"Regardez ça. Les chats français ont 42% plus de cardiomyopathies que les chats japonais. Mais ce n'est pas une question de génétique ou d'alimentation."
"Alors quoi ?" ai-je demandé.
"Au Japon, 89% des propriétaires donnent de la taurine supplémentaire. En France ? Moins de 15%."
J'étais perplexe. "Mais les croquettes contiennent déjà de la taurine. C'est écrit sur le paquet."
Dr Renaud secoua la tête. "Elles en contiennent, oui. Mais voilà la différence massive que personne ne vous dit."
Elle m'a expliqué la vérité dévastatrice :
Le processus de fabrication par extrusion — même avec supervision parentale — ne nettoie en réalité que 27% de la taurine correctement.
"Les chats ne peuvent pas coordonner l'absorption complexe dont ils ont besoin. Leurs capacités métaboliques ne se développent qu'à 8 ou 9 ans."
"Mais plus important encore," continua-t-elle, "la bataille quotidienne de 2 minutes pour faire avaler des comprimés crée un traumatisme qui pousse les chats à éviter complètement les soins pour toute leur vie."